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Notes
de lecture
Extrait de la préface "poème vivant je te frappe sur l'enclume".
... Ses poèmes puisent leur sève et leur force dans la nature et sa réserve
d'images, dans le silence, la patience des maisons anciennes qui veillent
au creux des villages
"qu'en toi demeure la source et le vent".
La vigilance, l'attente habitent les vers méditatifs de ce poète qui avoue
son appartenance "à la confrérie des arbres seuls / tournés vers le
vent comme un visage / comme une main offerte".
... Explorons les refus et les refuges de ces poèmes qui disent que l'existence
brûle, mais que l'amertume féconde.
Marie Ange
Sebasti.
Poème vivant qui ouvre un territoire où les refuges de l'homme cessent
d'être mortels à l'âme et invitent à clore le livre des amertumes et des
contradictions pour être "Comme une feuille au plaisir de l'automne
/ multiplié par l'idée que l'on se fait des choses".
Jean Paul Mestas, Jalons.
La nature reste le meilleur refuge contre " la brûlure " de l'existence.
Le poète se veut " semeur d'angélus au sommet de la colline ". De ces
terres qui l'accueillent en toute saison s'élève sa méditation " Qu'en
toi demeure enfin / cet oubli qui te fait vivre "
Claude Le Roy, Noréal.
Poésie authentique, sans complaisance à conquérir par une lecture lente
et attentive "Les mots tu les préfères polis par l'usage / dépouillés
des certitudes / ouvrant sur l'autre / afin d'essayer la rencontre / comme
un soir de tilleul au coin du feu".
Laudes
Il faut de l'espace à ce texte qui multiplie les allers et retours dans
le temps, un espace qui confine au désert, où les rares oasis sont celles
de la mémoire, en somme un désert de l'oubli où l'on ne peut espérer qu'une
" victoire un instant rien qu'un instant ". La source et le vent
se conjuguent " Partage d'une source éloignée qui vit d'elle-même en
elle-même / et qui est tout dans son silence ". Une réflexion sur
l'eau révèle les mêmes contradictions "Ma contradiction : la fuite
et la constance de l'eau / espace de feu et de rencontre / un regard qui
se transforme / devient le passage". Un livre aride et fécond à la
fois, qui surprend parce qu'il est toujours aux limites.
Alain Wexler, Verso
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