Jean-François SCHMITT
Qu'enfin l'éternité
s'engouffre en ce miroir

La vérité se tient
juste au dessous du soleil
et nous fils de lumière
nous réconcilions sur l'abîme...


Jean-François SCHMITT

N Madagascar le 11 novembre 1953, il a toujours nourri son amour de la langue qu'il était parti enseigner à l'Université et au Centre culturel français de Katmandou dans le cadre des activités liées à la Coopération. Il fut professeur d'histoire et de français à Troyes puis à Lyon.
Il a écrit quelques articles sur les évènements culturels dans la revue "Blue Jean" et "Péniche Bahut".

Il mit fin à sa vie en juin 1984.
En 2002, est publié un recueil de ses poèmes, Parole Calcinée.


"Etres que l'aurore semble laver de leurs tourments, semble doter d'une santé, d'une innocence neuves, et qui se fracassent ou se suppriment deux heures après... Etres chers dont je sens la main".
René Char
,

"La souffrance de l'être, au plus profond de son âme, s'y révèle, ouvrant sans même le désirer une plaie, rien d'autre au terme des mots que la porte tragique."
Dominique Daguet, extrait de la préface de Parole calcinée.

Ah! Cette rue triste où s'est jeté l'ami! Désormais, rue vermeille. La haine éprouvée m'a rendu au voyage.
Jo
l Vernet.



Sardaigne



Beaujolais



extrait de "Blue Jean", 19


extrait de "Blue Jean", 19


Les petites annonces
de Péniche Bahut
par Jean-François Schmitt

Malade imaginaire cherche
médecin malgré lui
écrire à M. Molière

Cause décès, araignée au plafond
cherche logement salubre

Urgent, cancres désargentés, échangent
heures de baby sitting contre bulletin satisfaisant

Cède sonnerie de cours, état de marche,
contre symphonie fantastique (même d'occasion)

En vue Nol, petites filles aux allumettes cherche conteur inspiré...

Echange cours de physique chimie (seconde à terminale)
contre abri nucléaire ; farfelus s'abstenir

Etoile perdue cherche nuit à transfigurer